La verrue plantaire est une petite lésion cutanée très fréquente, causée par un virus de la famille des papillomavirus humains (HPV). Elle se développe sous la plante du pied et touche aussi bien les enfants que les adultes. Souvent bénigne, elle peut néanmoins devenir douloureuse à la marche et se propager si elle n'est pas prise en charge correctement.
Comment reconnaître une verrue plantaire ?
La verrue plantaire se présente généralement comme une petite zone de peau épaissie, rugueuse au toucher, parfois parsemée de petits points noirs (de minuscules vaisseaux sanguins). Contrairement au cor, elle interrompt les lignes naturelles de la peau et peut être sensible lorsqu'on la pince latéralement, plus que lorsqu'on appuie dessus.
- La verrue myrmécie : la plus courante, unique et profonde, souvent douloureuse à l'appui.
- Les verrues en mosaïque : plus superficielles, regroupées en plaques de plusieurs petites verrues, généralement indolores.
Il est fréquent de confondre une verrue avec un cor ou un durillon. Or, les traitements sont très différents : un examen par un professionnel permet de poser le bon diagnostic.
Comment l'attrape-t-on ?
Le virus se transmet par contact, le plus souvent en marchant pieds nus dans des lieux humides et fréquentés : piscines, vestiaires, salles de sport, douches collectives, tatamis. Une peau fragilisée (petite coupure, macération, transpiration excessive) facilite la pénétration du virus. Les enfants et les personnes dont l'immunité est affaiblie y sont plus sensibles.
Une lésion qui change d'aspect, qui saigne spontanément ou qui ne ressemble pas à une verrue classique doit toujours être montrée à un professionnel de santé.
Faut-il forcément la traiter ?
Certaines verrues disparaissent spontanément en quelques mois, notamment chez l'enfant. Mais une prise en charge est recommandée lorsque la verrue est douloureuse, qu'elle s'étend ou se multiplie, qu'elle persiste malgré les soins, ou chez les personnes diabétiques ou immunodéprimées, pour qui toute lésion du pied mérite une attention particulière.
Que peut faire le pédicure-podologue ?
Au cabinet, la prise en charge commence par un examen précis de la lésion pour confirmer qu'il s'agit bien d'une verrue et écarter un cor, un durillon ou une autre affection. Le pédicure-podologue peut ensuite :
- Réduire l'hyperkératose : retirer la couche de peau épaissie qui recouvre la verrue, ce qui diminue la douleur à l'appui et rend les traitements plus efficaces.
- Appliquer ou recommander un traitement kératolytique adapté, avec des consignes précises pour protéger la peau saine autour.
- Soulager l'appui si la verrue est très douloureuse à la marche.
- Vous orienter vers un médecin ou un dermatologue si la lésion le nécessite (cryothérapie, traitements spécifiques ou doute diagnostique).
Le suivi est important : les verrues plantaires peuvent être tenaces, et plusieurs séances sont parfois nécessaires avant leur disparition complète.
Comment éviter de l'attraper (ou de la transmettre) ?
- Porter des sandales ou claquettes dans les piscines, vestiaires et douches collectives.
- Bien sécher ses pieds, notamment entre les orteils, après la douche ou la piscine.
- Ne pas gratter ni manipuler la verrue, pour éviter l'auto-contamination.
- Ne pas partager serviettes, chaussures ou chaussettes.
- Couvrir la verrue (pansement) lors des activités pieds nus.
Quand consulter à Charenton-le-Pont ?
Si une verrue plantaire vous gêne à la marche, s'étend ou résiste aux soins, n'attendez pas qu'elle se multiplie. Au cabinet de Charenton-le-Pont, Naomi Bouskila examine la lésion, vous propose une prise en charge adaptée et vous oriente si nécessaire. Vous pouvez prendre rendez-vous en ligne sur Doctolib ou appeler le 01 43 53 49 92.